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jeudi 29 mai 2008

Comment sortir de la grève ?



Le plus dur, dans un mouvement de cette ampleur, est bien d'en sortir. D'en sortir la tête haute et avec des acquis facilement identifiables par la base. Plus rien au niveau national, les responsables sont aphones et invisibles quand ils n'ont pas démissionné. C'est donc la cacophonie entre régions, entre ports. Les Pays de Loire sont repartis, Boulogne, Calais, Dunkerque, plus ou moins, à Cherbourg il y aurait ou aurait eu du mouvement, les Méditerranéens font dans la surenchère boostés par l'incontournable Mourad qui souffle le chaud et le froid.
Coté équipage, on se bat pour ses armements respectifs. Mais, le réveil risque d'être douloureux tant les espoirs étaient grands. La compensation proposée est bonne mais en valeur elle restera minime et ne comblera les petits salaires induits par les petites pêches. Certains avaient l'impression qu'ils allaient doubler leurs revenus, "la prime de compensation" ce sera environ 200/300€ par mois pour un chalutier côtier. Ce qui est déjà beaucoup à l'échelle d'un smigar.
Côté armement, les contrats bleus n'ont pas convaincu. Bricolés à la hâte dans chaque région, ils ont perdu leur côté pédagogue. Le compte n'y est pas pour ramener le GO à 0.40. D'ailleurs on peut se demander si tout ça tient la route puisqu'à 0.40 l'année dernière un certain nombre de bateau avaient déjà du mal à équilibrer leurs budgets.
La CEE campe sur ses positions pas d'aides directes. le GO est cher et le restera, il faut adapter la flottille à cette nouvelle donne.
Cela a le mérite d'être clair.
Dans le même temps la CEE demande à la France de rembourser l'aide précédente dite FPAP qui n'était pas euro compatible.
Cela a le mérite d'être cohérent !
Clair et cohérent, c'est peut-être ce qui manque à ce mouvement. Qu'attendre de la dimension européenne que prend le mouvement et de son extension à d'autres opportunistes agriculteurs, ambulanciers, transporteurs ? Sur le poisson, nous sommes en sévère concurrence avec les autres états membres. En France la solidarité avec les pêcheurs reste discrète. Le discours des lobbys écolos a fait son chemin.
Wait and see.

mardi 27 mai 2008

Les pêcheurs de Port en Bessin toujours en grève le 27 mai 2008

Réunion vite fait bien fait sur les quais ce matin pour reconduire le mouvement 48H. On attend que ça bouge...Barnier, Slovénie RAS, Europe RAS. Quelle plate forme de revendications ? Cela manque un peu d'écrit. Où sont les cadres Dachicourt au CNPMEM, Lefevre au CRPBN, Françoise de la FFSPM perdus en Slolénie ? Pas de nouvelles. A demain.

Les pêcheurs de Port en Bessin en AG le 26 mai 2008



Réuni ce lundi en AG à la salle des fêtes de Port en Bessin, après un weekend de repos "bien mérité, les pêcheurs ont débattu sur les acquis. Moins de tensions, mais toujours des craintes sur la pérennité des aides proposées.
Ce sont les équipages qui, bien qu'ils soient confortés par les aides directes, ont exprimé leurs inquiétudes sur le manque de visibilité des armements surtout pour les fameux contrats bleus. Le flou qui entoure ces mesures suscite beaucoup d'interrogations. On attend plus d'infos sur possibilité d'un mouvement européen et après la réunion en Slovénie avec Barnier. Dans les plus petites unités, le mouvement qui dure pose problème. En effet, pour ces bateaux, l'été est la période où ils font le principal de leur chiffre d'affaire. Ils pourront aller en mer s'occuper de leurs casiers à seiche.
Après un vote à bulletin secret, on dénombre 83 votants, 72 pour continuer la grève, 10 pour repartir en mer, 1 nul. RDV est donné au lendemain

dimanche 25 mai 2008

Flambée du GO un vrai problème, plan de sortie de flotte une fausse bonne idée



Je ne vais pas vous ré-expliquer pourquoi un GO, qui a doublé en 1 an est un problème pour les chalutiers. Juste vous donner 2 chiffres : un hauturier fait 20 000 l à la marée soit 15000€, à la vente 30 000€ est une très, très bonne vente. Le gros problème est que le producteur ne peut pas répercuter ses couts de fonctionnement sur le prix du poisson. Un transporteur, un poissonnier, un mareyeur lui inclut directement dans ses prix de vente la hausse des carburants. Le pêcheur est comme tous les particuliers qui prennent leurs voitures pour aller bosser, c'est plein pot et sans compensation.

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samedi 5 avril 2008

Le Marin, J. diverge, G. dérape.


De son oeil vert émeraude la sole surveille et doute...

La pêche française est diversifiée. C'est ce qui fait sa force et son charme. Chercher à opposer les uns aux autres ne fera pas grandir personne, on gagne en partageant expériences et savoir faire dans un respect mutuel pas dans l'adversité.
Les revues de presse concernant l'actualité de la pêche sont faciles à faire. Il n'existe plus qu'un hebdomadaire traitant sommairement de ces questions : le marin.