News de la Pêche Normande

jeu 13 juin 13

De la pêche estivale vers la disparition de la flottille artisanale normande.

Cela fait un bon moment que je vois passer dans ma boîte mail pas mal d’inepties à propos de la csj, mais là, trop c’est trop, je me dois de réagir…

L'idée d'ouvrir la pêche l'été n'est pas nouvelle, mais récente. C'est tout d'abord Paul Françoise Président de la Commission Nationale Coquillages qui nous avait surpris en proposant cela, au débotté, dans les locaux de FAM. Mme Cécile Bigot, présente, s'était écriée "En voilà une bonne nouvelle idée".
Autant vous dire que sur les quais les réactions furent vives et houleuses !
La Commission Nationale a par 2 fois refusé cette proposition, y compris en consultant les transformateurs.
Maintenant, au CNPEM, c'est le directeur, qui s'y met et qui veut "changer le mode de gestion de la CSJ". Lui, qui a le savoir acquis, se pose en expert, s’érige en grand économiste et se fait le chantre d’une politique libérale. Les pêcheurs, qui n’ont qu’un savoir inné, « ces bons sauvages », évidemment, ne connaissent rien de cette science et donc, n'ont rien compris. On est bien loin de l’image du pêcheur, "ingénieur des mers", chère au président Romiti.



Alors voilà, la messe est dite, c’est donc le Marché qui doit commander l’exploitation et la gestion de cette ressource naturelle et sédentaire.
Au passage, on passe à la trappe les 2 audits financés par FAM.
Devrais-je aussi rappeler les décisions prises en Commission Nationale Coquillages ? Ou doit-on s’assoir dessus ? Dois-je lui rappeler qu’il n’est pas mandaté pour ça ?

Il y a 150 bateaux de 12/14m en Basse Normandie qui dépendent essentiellement de la coquille, auxquels j’associe volontiers 50 Hauts Normands. Cette espèce est aussi la 1ère en valeur. Très, majoritairement nous refusons la pêche estivale, considérée comme une fuite en avant destructrice.
Nous refusons également les diktats parisiens et pensons que la voix des pêcheurs artisans bas-normands doit être entendue et respectée au sein du CNPEM !
Nous refusons le modèle économique industriel anglais dans lequel nous précipiterait une pêche d'été sur ce bivalve emblématique.

Autoriser la pêche estivale, c'est mettre un coup d'arrêt aux négociations difficiles que nous avons avec les britanniques. Les atermoiements au niveau national peuvent laisser à penser qu'au CNPEM on ne vaut pas d'un accord. Le blocage de notre demande d'un box communautaire auprès de la CEE, sous la ligne Barfleur/Antifer, est aussi un exemple significatif.

Évidement chacun aura compris qu’il est plus facile de dire "Allez pêcher l’été !" plutôt que d’aller ferrailler et de signifier aux sujets de sa Gracieuse Majesté, "Mrs les Anglais vous ne pêcherez pas « les joyaux de la couronne », les 1ers ".



Revenir sur l’arrêté ministériel, qui interdit la pêche de la csj l’été, c’est ouvrir la boite de Pandore qui va directement nous mener à la dérégulation du marché de la csj et à la disparition de la flottille de côtière.
On l’a très bien vu cet hiver avec l’exploitation, au profit de quelques industriels de la transformation, des zones de décorticage. Prix de la csj, 1€50, moins cher que le bulot… ! Tonnages débarqués, pas de chiffre ? Comment faire vivre 200 bateaux avec des prix si bas ?

Que nos amis bretons ne se méprennent pas, le développement hypothétique d’une pêche l’été aura des conséquences désastreuses sur le marché et remettra très rapidement en cause le modèle économique nord breton. Quand la Manche Est sera mise à blanc par une exploitation 12 mois sur 12, l’effort de pêche se fera en Manche Ouest.

Les rapports d’Ifremer à travers 30 ans de campagne Comor, financés par les bas normands, rappellent systématiquement la fragilité du gisement du Proche Extérieur. L’exploitation sur une seule classe d’âge, qui crée des pics de production, est aussi néfaste pour la gestion de cette ressource que pour sa mise en marché. L'abondance de cette saison est historique, pourtant chacun fait comme si cela devait se répéter tous les ans.



Regardez les écossais, des gros bateaux, de 30m et plus, armés par des usines, des patrons salariés, des équipages "d’importation ", absence totale de régulation des apports, "liberté de cambuse", au passage quelques soupçons d’esclavagisme (cf le marin, un journal extrémiste ?), voilà donc une belle économie, c’est ça qu’on nous propose ?

Le Marché, demandeur, devrait donc prendre le pas sur la gestion et la valorisation de la ressource ? Parler de pêche durable et responsable, mais voyons le marché n’en a que faire. Le travail fait en région, le tissu économique local, les signes officiels de qualité, le respect de la saisonnalité, les circuits courts, le « locavore », des broutilles !

La consommation nationale des pectinidés, c’est environ 150 000 T, la pêche française produit seulement 20 000 T.
Doit-on dilapider nos csj en pêchant l’été ?
Doit-on se mettre en concurrence avec les csj "low cost" britanniques, entre 1€50 et 1€30, glacées en cale pendant 5 jours, décortiquées, trempées et accolées d'une DLC de 15 jours minimum et tous les autres succédanés d’importations ?
Ne peut-on pas dédier notre production minoritaire et de grande qualité au marché haut de gamme ?
Le Marché veut de la coquille l’été, même si la gonade hypertrophiée, 4 fois plus grosses que la noix sera jetée ?
Qu’importe le cycle de reproduction ?
Qu’importe le prix, on devrait aller pêcher ?
Au sein de la Commission Manche/Mer du Nord, j'ai émis l'idée de déposer une "motion" auprès de la CEE pour réserver la Manche Est aux seuls artisans et y bannir toutes formes de pêches industrielles. Tout le monde était d'accord. Alors que la CNPEM se fasse le porte-parole de ses ressortissants !
On peut parfois se demander si quelque part n’existe pas la volonté de brader toute la Manche Est au profit des industriels de la pêche, des granulats, des marchands de vent, de boues et de l’indispensable contrepartie écologique à travers le lobby des AMP…
La sincérité affligeante avec laquelle, la main sur le cœur, tous ces gens nous affirment que tout cela se fera au bénéfice des pêcheurs, qu’ils y trouveront leur compte, me hérisse le poil.



Alors Mrs les chantres de la politique ultra-libérale, à tous les artisans de Manche Est, étaplois, qui n’ont pas été capables de faire des grands senneurs, normands qui refusent d’investir dans des 30 m pour la coquille, maquereautiers de Trouville qui regardent impuissant "le plus grand chalutiers du monde" siphonner leur ressource estivale, fileyeurs de Dieppe et Fécamp qui cèdent du terrain continuellement aux beam-trawlers de 2000CV, vous expliquerez donc à tous ces pêcheurs qu’il n’y a que 2 solutions, le plan de sortie de flotte ou le modèle industriel.

Et bien non, nous pêcheurs artisans côtiers, refusons le "darwinisme économique". Et, nous entendons que le CNPEM nous soutienne dans cette action en respectant notre choix d'un modèle économique artisanal, garant des ressources et de la pérennité des communautés littorales.

sam 2 mar 13

Le Bal des Faux-Culs

L'année 2012 est terminée, elle a été riche en évènements, rebondissements, gesticulations, effets de manche. Et pour suivre le rythme il aurait fallu écrire un billet hebdomadaire. Mais voilà la vie en a décidé autrement et pour moi cela a plutôt été un passage à vide. Des problèmes de santé graves touchant quelqu'un de très proche m'ont mis moralement sur la touche. Dans ces moments-là, on se met à relativiser, à se demander ce qui est important, ce qui restera. Je me suis donc moins impliqué qu'à l'habitude au point qu'on me l'a reproché et même évincé de certaines structures.
Depuis, au sein du microcosme de la pêche, j'ai retrouvé ma place. La seule qui m'importe, celle d'un homme libre de sa parole et de ses idées. Et, souvent je me plais à rappeler à tous ceux qui cherchent le pouvoir et les honneurs qu'ils ne laisseront pas leur nom dans l'histoire du monde maritime en répétant à outrance à leurs électeurs ou collègues, ce qu'ils veulent entendre uniquement pour se faire bien voir !
Plus inquiétant, l'expression qui caractérise 2012, c'est "on régresse". Dans la bouche de tous, la saison de coquille 2012/2013 est une saison pourrie. En criée le prix des poissons et des coquillages a chuté.
Bref, 2012, annus horribilis !



Où élections riment toujours avec pièges à cons :
En début d'année, les élections professionnelles ont mis en place les nouvelles structures. Exit les "comités locaux", vive les antennes régionales ou Comité Départemental des Pêche (CDP). Dans le Calvados nous avons donc opté pour un CDP. La formule d'une structure autonome vis-à-vis du CRPM, disposant de moyens propres et reconnue par les pouvoirs publics me paraissait une bonne chose. En effet le CRPN dont le siège est à Cherbourg est plus présent dans le 50 que dans le 14, plus de permanents sur le terrain, plus d'animations. Depuis je doute ! Je doute sur le budget, je doute sur les motivations, je doute sur le message vendu avec : "cela ne changera rien, tout restera comme avant". D'autres considérations avec le futur parc éolien et sa manne financière ont certainement pesé sur le choix de cette formule.
C'est donc Paul François Président de la FFSPM (fédération de syndicats de pêcheurs) qui a pris sans surprise la tête du CDP. Les surprises étaient ailleurs puisque certains se sont retrouvés sur la touche, après le vote. D'autres comme moi ont dû se satisfaire de poste de suppléants pour de sombres histoires de choix entre le régional et le départemental. Ce qui n'empêche pas de me faire engueuler quand je ne viens pas aux réunions !


Daniel Lefevre à gauche qui a remis le Mérite Maritime au militant écolo Jacky Bonnemains...

Au CRPM, c'est Daniel Lefèvre qui a repris du service pour un 3ème mandat. Le mandat de trop ?
Avec Daniel, militant socialiste, le changement ce n'est pas maintenant ! Son programme est toujours le même "Ouhai les gars on a du boulot, avec les problèmes d'environnement, on en a encore plus, alors on va continuer".
Les "de mon temps on n'avait pas besoin de se faire chier avec ça", devenus depuis les "pour mon garçon" ont eu du fil à retordre puisque la limite d'âge est de 65 ans, c'est vrai qu'avec une retraite à 55 ans certains "retraités" commençait à radoter. Même si sur le papier apparaissent quelques nouvelles têtes, on ne note aucun changement significatif. Le groupement qualité que je préside, NFM, n'a toujours, malgré les promesses, aucune place officielle.
La valorisation serait-elle définitivement le parent pauvre de la gestion des ressources marines ?


Gérard Romiti nouveau président du CNPEM

Au national, PG Dachicourt alias "Mister Good Fish" a pris "sa pouc". Qu'il amène avec lui Hubert² et qu'ils aillent ensemble faire de la promo pour Pavillon France dans les supermarchés en bottes et cirés. Rien ne vau le terrain, près du "consom-acteurs" !
PGD est moi cela n'a jamais été le grand amour, trop proche du ministre, trop proche de sa région, trop proche du Crédit Maritime, confondant égalité et équité. Et donc, surprise, par le jeu des alliances, entre un Larzabal cégétiste et PGD prosarko, c'est donc un corse Gérard Romiti qui a été élu. On le dit indépendantiste ? On le dit rodé aux mécanismes bruxellois ? Je l'ai rencontré à Grandcamp, il m'a dit que j'étais un provocateur, je le prends pour un compliment. On verra si cela fait boom !


Retrouvez toute l'info éolienne/pêche sur http://fishwindmill.blogspot.fr/

Où l'on voit le Consortium Eolien rendre visite aux bons sauvages
Les dés sont jetés ! C'est donc le Consortium composé de WPD et notre copain Brice, EDF, Alstom, Dong Energy, Nass et Wind qui a été désigné par le ministre, non regretté, Eric Besson. Les choses vont donc s'accélérer et on va voir de nombreuses études pseudo scientifiques se mettent en place avec le concours de pêcheurs grassement indemnisés. On a déjà connu ça avec les extracteurs de granulats, l'étude de leur panache sédimentaire au moment de l'extraction, un beau moment de science, du baratin pour hypnotiser les pêcheurs. Sur le littoral tous rêvent à la taxe professionnelles et ses 2M€, mais patience jusqu'en 2017 pour savoir ce qui redescendra de Paris …
Béatrice a donc pu enfin comprendre qui était marié avec qui. Soupçonnant des unions contre-natures, des enfants illégitimes, des adoptions illégales. Bref une vraie militante de Civitas. Sous œil amusé du chef de projet, on débat à coup de milliard d'€, on fait des choix d'ancrages, mono pieu ou jackets ? On définit le trajet des câbles avec une question essentielle, je dirai même existentielle, doit-on définir le parcours puis faire le carottage ou faire le carottage puis définir le parcours, sachant que le parcours le plus court est préférable vu le prix des 2 câbles de ø40 cm ? Réponse après la 1ère réunion du groupe technique "dispositif d'évacuation de l'énergie".
Pour marquer ce grand événement, le Consortium n'est pas venu les mains vides et pacotilles et verroteries ont été distribuées aux bons sauvages. 20 000€ pour faire de la com sur nos produits et des petites balises qui font bip bip et qui clignotent quand on tombe à l'eau. Enfin seulement pour les 70 premières demandes et à hauteur de 20% de l'investissement…



Où j'avoue n'avoir pas tout dit sur la coquille
Lassés d'aller pêcher au Large et fatigués de voir certains collègues travailler en toute impunité dans des zones fermées les pêcheurs ont décidé d'ouvrir la Baie de Seine, plutôt, le 15 novembre. Pour mémoire le gisement présente une ressource équivalente à 4 fois une année normale, 50% de plus que la meilleure année connue depuis 30 ans. Et que croyez-vous qu'on ait fait, et bien on a augmenté le temps de pêche de 50% 6H plein pot. C'est plus de la pêche, c'est la curée ! Et croyez-vous qu'on a pris l'engagement d'étaler la pêche de toute cette manne sur 2 ans, que nenni. Quand je vous dis qu'on régresse !
Les anglais ont certes pillé notre gisement, ils ont dilapidé ce produit qui va revenir en France aux moments des fêtes à vil prix et d'une qualité exécrable. Notre problème c'est que les 14/16000T de coquilles grattées par les rosbifs, on n'aurait pas pu à court terme les pêcher et les traiter. Ces zones, dites de décortication, sont depuis l'ouverture (françaises) restées fermées pour raisons sanitaires. Il reste donc à certains endroits et dans la Baie de Seine des taches de coquilles très denses qui n'ont été travaillées depuis 2 ans. Et, nous n'avons aucun outil régional, coopératif ou privé pour traiter ces coquilles. Tout juste un petit marché avec un mareyeur caennais caractériel et, la coopérative Granvilmer. Travailler dans ces zones est intéressant malgré un prix au bateau de 2€ (descendu depuis à 1€50) car elles sont très prolifiques ce qui limite énormément les frais (GO). La gestion des heureux élus pour y travailler était faite par l'OPBN par tirage au sort. Mais courant décembre, les Affmars ont délivrés directement des autorisations sur demande d'un mareyeur aussi bien en BN qu'en HN. On assiste donc à un privatisation de la ressource. C'est scandaleux. D'ailleurs alors que la saison dernière tout était encadré, débarque en criée controlée, etc... Maintenant c'est "open bar" on débarque quand on veut ou on veut et sans déclaration !
En raison des apports massifs et journaliers la coquille se vend mal. On peut douter de la nécessité d'envoyer en plus des bateaux dans les zones fermées. Les invendus doivent aller à la décortique !!
On fait une gestion "à la petite semaine" en demandant des fermetures improbables. On maintient la pêche dans une forme de fatalisme "ça se vend pas, qu'est-ce que vous voulez qu'on y fasse". Alors les pêcheurs se démerdent pour arrondir leur fin de mois, ventes directes, noix à bord, trafic de produits sous taille, un peu de fraîche pour les fêtes, ça fait toujours plaisir aux équipages…C'est ça, aussi, la pêche artisanal du 3ème millénaire.


Pavillon France nous a mis un visuel avec un "coquillard artisanal" modèle UK...rectifié depuis !! ;o))

Les méventes, retraits, surproductions, marché parallèle, tout était prévisible. Nous sommes victimes des décisions irresponsables prises en Commission CSJ avec l'aval des élus et de l’administration contre l'avis scientifique suite à la campagne Comor. On a laissé le productiviste prendre le dessus. Toujours le même leitmotiv destructeur "Il faut laisser les bateaux pêcher", on a ressorti aussi l'argument sécurité avec un temps de travail court.
Je reste sur mes positions, suppression des quotas, gestion du marché par seulement l'effort de pêche en temps. Avec à la clé des économies pour l'Etat avec le financement d'une surveillance aérienne par les pêcheurs (idem St Brieuc).
Pourquoi on se prive depuis des années d'un vrai débat sur la coquille en Manche Est ?
Pourquoi, par 2 fois, on a mis aux oubliettes 2 audits sur la CSJ ?
VMS et AIS sont de formidable outil de contrôle, qu'en fait-on ? Rien !
Trop de messages et d'idées récentes sont contradictoires avec une bonne gestion.
Passé cette année exceptionnelle, il sera nécessaire de redéfinir l'effort de pêche en Baie de Seine en diminuant le nombre de bateaux ce qui n'a pas été fait lors des plans de sortie de flotte successifs. Tout ça demande un peu d'audace et, si les coquilles ne manquent pas, élus et administrations manquent cruellement de courage.



Où l’on nous assène que c’est le consommateur qui fait le marché
MCM nous a conviés à une grand-messe à Paris à bord d’une péniche. Objet du débat de quoi nos grands acheteurs ont besoin ? Une pêche certifiée est-elle un bon argument de vente ? Le cynisme de la réponse en dit long sur la volonté des industriels à intégrer les avantages d’une pêche durable et responsable ». M. OSO nous annonce que c’est la crise, que si c’est trop cher ici, on ira le chercher là-bas, que si la dame veut de la crevette à 0.99€ on lui fera de la crevette de merde dans des conditions sociales et environnementales déplorables. Norge, etc…, nous ont fait prendre un grand bol d’air avec des présentations touristiques, eau pure, air pur. Charles Braine aka Charlot passé de WWF à la très petite pêche côtière nous a expliqué qu’à la criée son mulet n’était pas valorisé et qu’un copain restaurateur qui lui paye des coups en fait de délicieux céviche. Vive les circuits courts ! Il n’a pas été très disert sur ses marées à la coquille. Avec sa petite chaloupe pontée, il a compris le fossé qu’il y avait entre un bateau de 30 ans dans son jus et un 12m récent, moderne et fortement motorisé. La petite pêche a bien des visages ! La pêche idéale serait alors bipolaire, quelques très petits bateaux armés par des biknics, zigzaguant dans les champs éoliens, et à l’opposé, une flottille de très gros ships sur des pêches dirigées avec caméras embarquées et tout l’arsenal proposé par la Commission.
Arnauld médusé a fait une conclusion abracadabrantesque…

Où l’on va carrément au clash
Où est la police des pêches ? Où sont nos coastguards ? Qui met un peu d’ordre dans la maison, qui laisse faire depuis l’ouverture du 1er octobre ? Alors qu’on a su contrôler les pilleurs anglais, pourquoi le respect des zones de décortication a-t-il été aussi laxiste ? Ce laisser-aller depuis l’ouverture est en partie responsable de nos problèmes de marché. Et, tout d’un coup patatras ! Voilà une dizaine de bateaux interpelés dans la zone ASP ! Pêche saisie, analyse en cours, suspicion de mise en danger de la vie d’autrui. Autant de publicité dont on se serait bien passé. Je me demande comment mes collègues ont pu aller se fourvoyer dans un pareil merdier. J’ai même un peu honte, on parle là d’alimentation, de risque sanitaire, d’un produit qu’on met dans « la bouche de nos enfants ». Au-delà des sanctions individuelles, c’est surtout l’ensemble de la profession qui retient son souffle car la menace de fermer ou de classer tout le gisement en « ASP » est bien réelle.



Où l’on va se promener à Bruxelles, enfin non, voir le député Cadec
Passage obligé avec la crise de la coquille, aller à Bruxelles « porter le poids » le pé en patois portais. Un bouillonnant élu UMP de Bayeux nous a donc organisé cette entrevue. J’en ai profité pour faire esquisser un petit sourire sur le visage façon Snoppy d’Angela. Bon, on a bu des bières, le député nous a reçu en copain, on se tutoie, on fait des bonnes blagues machistes, le député vanne sa blonde et filiforme secrétaire, on s’est pris en photo avec une grosse morue…, on a bu un coup, le député a pris les commandes, il fait ça très bien, on a fait des images avec une télé norvégienne mais pas de son, le député nous a déconseillé de répondre à une interview, on pourrait nous faire dire n’importe quoi…, nous les ploucs, le député nous a proposé un « gentleman agrement » c’est bien ça, cela ne coute rien, on fait tout le boulot, ça sert pas toujours à grand-chose, le député nous a pris en photo, enfin son assistante blonde, qui fait que des photos de pieds avec un put…d’apn numérique qui lui a couté 350€. J’ai caché mon Nikon, pas de signes extérieurs de richesse devant un député sans le sou.
Par contre en regardant l’affichette sur le bureau de Dany, je me suis dit que pour un jeune retraité, voilà un job qui va bien…



Où je confesse le cumul des mandats
Le président de la commission régionale CSJ a démissionné. A l'occasion d'une nouvelle élection, j'ai proposé ma candidature. Ce n'est pas le moment le plus facile. Il faut mettre de l'ordre dans la gestion de l'ASP. Trouver un moyen d'arrêter tous ces retraits/destructions scandaleux, faire remonter le prix moyen et fermer la baie de Seine pour laisser grossir les csj et arrêter de dilapider à 2€ ce qu'on a de plus beau. Il est toujours un peu rageant de faire d'un bord la promo et le travail de valorisation avec Normandie Fraicheur Mer et de l'autre ne pas pouvoir réformer les règles de production avec le Comité Régional. Avec la présidence de la Commission CSJ de BN, je peux dire "le changement c'est maintenant", avec humilité !!
1er couac...La presse a fait ses choux gras de la rébellion de certains petits pêcheurs à l'annonce de la fermeture. Pas évident de convaincre, malgré une consultation écrite de tous les pêcheurs. Je comprends leurs doléances, mais nul ne peut ignorer qu'avec le nouveau système de quotas attachés au bateau et non plus à l'homme, les plus petits bateaux ont bien profité de la manne de début de saison. La conjoncture a été décisive, et l’Administration a tranché.
Le petit effort de fin de saison sera un investissement pour l'avenir.
Le courrier adressé à tous les pêcheurs ici

dim 16 dec 12

L'aspirateur à poisson, comme les écossais dehors !!


Acte I le bateau est dérouté sur Cherbourg

Je crois que ce serait le moment d'aller à Cherbourg manifester notre colère devant ce monstre de 140 m et de demander à Bruxelles l'interdiction de la Manche Est à tous les industriels qu'ils soient perchistes, pélagiques, senneurs ou coquillards !!
Ils, parcequ'il n'est pas tout seul, pêchent, fraudent sur nos ressources côtières, chargent de maquereau alors que pour les artisans la pêche est fermée.

Quelques photos, c'est énorme!
Photo 3: la pompe à poisson!
Dans la cale: 4000 tonnes soit 4 000 000 kg!!! de maquereaux, hareng et chinchard. Entre 100 et 500 tonnes par jour de poisson "aspiré" (vérifié...)

Acte II le Tribunal fixe la caution à 1 250 000 €
Sur Aquablog de l'ami Favellières on titre "Maartje Theodora : Super chalutier en mauvaise posture..." Je dis bof ! Il est reparti avec une amende d'au moins 500 000€ voir ici et va pouvoir continuer à siphonner la Manche en toute légalité, puisqu'il fera maintenant attention à bien remplir son logbook (journal de bord). Le Comité Régional reçoit 15 000€ en dédommagement, de quoi ??
Soyons clair depuis 20 ans je dénonce les exactions écologiques de ces bateaux, encore récemment dans ce post de 2009. On voit que le travail des ONG a porté ces fruits car c'est maintenant Daniel Lefevre qui fait son colère et des effets de manche (;o)).
Pourtant, quand je demandais que l'on dénonce ces pratiques, la réponse était toujours la même, on touche pas aux flottilles industrielles pélagiques opérant en Manche car "si on les interdit après ce sera nous" (les chalutiers hauturiers). Le lobby "gros cul" préfèrent fustiger Bruxelles qui ferment les yeux sur les minotiers qui vident la Mer du Nord pour alimenter les usines de farine. Évidement avec ses 140 m, il ne passe pas inaperçu, mais son sister ship qui a été faire un tour en Australie, est revenu la queue en trompette. Puisque les kangourous ont voté un moratoire d'exclusion pour 2 ans.
En Manche le massacre de l'eco-système continue, malgré la posture offusquée des élus...

lun 24 jan 11

Quel est l'avenir la peche normande ?

Terril de têtes de cabillaud !
Et bien en voilà une question idiote ! "Quel est l'avenir la pêche normande ?" On peut douter que notre avenir, nous les pêcheurs, soit fait de calme et volupté...Devant l'état de délabrement des structures professionnels où l'opportunisme et le clientélisme sont la règle à tous les étages, devant l'inexistence d'une vraie inter profession, devant le bordel des OP et Non OP, devant le seul discours qui rassemble bêtement la profession : l'anti-européanisme primaire, la pêche ne fera pas long feu face à la pression des industriels de tout bords qui réclament la possession de l'espace maritime quitte à tout saccager en mer. Mais on nous promet et cela ne s'invente pas : "des outils spatialisés, dans le cadre d'un consensus élaboré entre les parties prenantes de la Manche et de la Mer du Nord." !

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dim 26 sep 10

Le CNPEM communique...Acte I

"Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps"


A suivre...Meme si d'ors et déjà on peut douter de l'impact du message publié dans le marin. Cela ressemble plutôt a une pré-campagne électorale de PG Dachicourt. Est-ce l'opinion publique qu'il faut interpeller ou les lecteurs du marin ? Dans le 1er cas c'est raté, dans le 2ème je ne vois pas l'intérêt !

sam 21 nov 09

Dans la position du supplicié, la pêche attend sa fin sur l'autel de l'écologie...


A Port en Bessin, le Sauvage fait son cinéma

Oui, ça fait 9 Mois que je mijote et bougonne dan mon coin. Je n'avais pas envie d'écrire. Le zapping continuel des réunions, Table Ronde, Rencontre, Grenelle, Assise m'a soulé. La profession couine, les vieux radotent, personne ne fait de propositions, personne ne veut vraiment réformer. Enfin ça, c'est en apparence, parce que sur les quais et en mer, la fronde monte. Il y a ceux qui sont étranglés par les prix bas et le manque de quotas, mais aussi ceux qui ont envie de changements et qui veulent un peu moins de bateau, des quotas individuels et une grande reforme professionnel pour en finir avec les Comités Locaux autant inefficaces qu'inutiles et leurs petits barons.

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sam 26 sep 09

Avec ça je vous jure qu'on va aller loin...










A moins qu'on ne soit, nous pêcheurs, qu'une bande d'irresponsable

Les dix principes du Pêcheur responsable
  1. Respecte la réglementation
  2. Gère bien ses captures
  3. Garantit la fraîcheur des produits
  4. Déclare ses débarquements
  5. Renseigne les scientifiques
  6. Entretient son bateau
  7. Veille à la sécurité
  8. Est soucieux des conditions de travail de son équipage
  9. N’abandonne pas ses déchets
  10. et récupère ceux des autres !

Voilà donc le pêcheur vu par FranceAgriMer :
  1. Fraude en permanence
  2. Ramasse tout et n'importe quoi
  3. Ramène du poisson pas frais
  4. Fait du black
  5. Met le feu à Ifremer
  6. Navigue sur une épave
  7. Dors à la barre
  8. T'as signé, c'est pour en chier
  9. Vidange en mer
  10. et dit que c'est ses copains !

dim 20 sep 09

Et dire que toute l'année c'est pareil en Manche Est



Très beau reportage sur Arte : Les Damnés de la Mer
C'est partout pareil, même dans notre petite Baie de Seine, ces grands bateaux ratissent méthodiquement tout le poisson de fourrage. Ils condamnent les pêcheries côtières et déséquilibrent complètement la chaine alimentaire et l'écosystème.
Personne ne bronche, pas un responsable professionnel, pas un politique, pas un scientifiques, pas une ONG. Si des fois cela arrive pour nous parler des mammifères marin et de leur ami Flipper.
Quand ils auront vidé la mer, la CEE leur donnera une prime pour casser les bateaux. puis une subvention pour en reconstruire des navires et continuer leur entreprise de mort ailleurs dans le monde.

sam 25 avr 09

Je demande pardon...

Je demande pardon aux cabillauds pour les propos qu'a tenu Pierre-Georges Dachicourt, Président du Comité National des Pêches, sur France Inter le mardi 21 avril 2009. Il a dit "le cabillaud c'est le cochon des mers" Ils vont tout bouffer, dans 2 ans si on les pêche pas, en Manche Est c'est le désert, même les coquilles vont disparaitre".
En même temps je demande pardon au nom de tous les pêcheurs qui ont envie de sortir de cette spirale infernale où le pêcheur creuse sa tombe, où le pêcheur est contre tout , les scientifiques, l'Europe, les Affmars. Non, la profession ne va pas se mettre à dos toute la société car nous sommes capables de nous en sortir sans aide public et sans mettre à mal toutes les ressources disponibles.



lun 6 oct 08

Des eoliennes en mer, et puis quoi encore ?

Soyons clair, en tant que citoyen, l'éolien je suis pour pour. En tant que pêcheur je suis contre !
On se fout de notre gueule en nous promettant des pseudo études et suivis scientifiques, des aides illusoires. Avec l'éolien maritime le pêcheur n'a pas son mot à dire. Tout le monde en veut, sauf lui ! Plus de problème de foncier, des indemnisations beaucoup moins importantes qu'à terre, pas de problèmes de paysages, que du bonheur pour les promoteurs et les élus locaux.
L'éolien nous met devant la faiblesse de nos organisations professionnelles pour défendre les activités littorales. La pêche ne pèse pas lourd. Il lui faut travailler avec d'autres acteurs, conchyliculteurs, défenseurs de la nature, etc... et ça elle ne s'est pas faire, c'est pas dans notre culture...
Voilà donc 2 projets pour implanter 50 éoliennes en mer juste en face Port en Bessin et Courseulles et, pour bien faire, en plein sur un gisement de coquilles !
Est-ce une bonne affaire pour les pêcheurs ? Certainement pas ! Non ! D'un côté on a WPD qui se la joue concertation avec comme 1ère cible les pêcheurs, maitre mot le dialogue. Reste le moment crucial où l'on parle pognon, ben oui 3M€ de taxe/an pour la pêche et la plaisance via le Conseil Général, ça fait rêver, mais là tout s'embrouille. Comment dire aux pêcheurs qu'ils ne toucheront rien ? Que ce sont les communes qui vont se mettre l'argent dans la poche. Le decret du 26.06.08 le précise "la totalité de la taxe versée par les promoteurs éoliens est destinée aux communes concernées, la moitié de cette taxe devant servir à des activités de pêche ou de plaisance. J’attire votre attention sur le fait que contrairement à ce qui est parfois dit par les promoteurs, cette taxe n’est pas reversée directement aux professionnels. Elle peut par contre, selon décision de la commune, financer des projets les concernant. WPD a amené les pêcheurs et décideurs locaux à Liverpool, bien. Mais sur place il n'y avait pas beaucoup de pros, rien que quelques caseyeurs qui touchaient des aides directes pour finir leur carrière...
Chez Maïa, on s'occupe pas du petit peuple qui vit de la mer, on passe directement aux grosses légumes du littoral. Le déplacement officiel a eu lieu sur nos côtes, c'est pas très chic et plus radin, ça c'est mal passé quand ils ont voulu "instrumentaliser" un bateau de pêche venu comme par hasard faire des prélèvements devant la presse toute ébahie d'une coopération si harmonieuse. On "définit un secteur restreint, le plus adéquat et le mieux adapté pour ne pas entraver les activités de pêché". Elle cause bien Blandine Rouget, elle sort certainement d'une grande école d'ing. où on lui a donné des cours de négociations pour parler avec les "peuples premiers" du milieu maritime. Pour amadouer les pêcheurs ici on se la joue franco-français. On est français, on construit en France, avec une technologie française et des petits bras de chez nous. A l'heure de l'Europe et de la mondialisation, ça fait pas moderne...;o)). 1400 personnes qui n'auront plus qu'aller aller pointer aux Assedic une fois le chantier terminé ou accepter la flexi-sécurité en suivant les chantiers. Elle est pas belle la vie ?

dim 5 oct 08

Cacophonie à tous les étages !



Franchement je n'y comprends plus rien. La question est de savoir que va devenir la pêche. Coincée entre les problèmes de GO, de ressources, de pressions des environnementalistes et des industriels de tout poils et véreux comme on les imagine, la Pêche cherche sa place et un avenir, pas simple !

Le problème du GO est à la Pêche, ce que les "subprimes" sont au capitalisme, un révélateur des limites, des dérives, des points faibles et du laxisme ravageur des 30 dernières années au nom de l'économie libérale et des préoccupations électoralistes.

Alors depuis la grève, se sont entassés annonces, contre annonces et effets d'annonces, dispositifs d'aide multiples et plan de sortie de flotte. Le problème Pêche a été traité par le Gouvernement et dans les médias, comme tous les sujets, à l'emporte pièce, à chaud, sans vraiment savoir où l'on va. On lance des mesures à coup de M€ et on passe à autres choses. Après charge aux administrations et services préfectoraux de se débrouiller…
Exit les rapports et audits, Bolopion, Tanguy, Roncière et les 15 mesures du Ministre Barnier.

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lun 2 juin 08

Lundi 2 juin 2008 à 10H Port en Bessin repart en mer

Ce matin, à une courte majorité, les marins pêcheurs de Port en Bessin ont voté la reprise du travail, comme les pécheurs de Courseulles. Grandcamp et St Vaast continue la grève. Un déplacement à Bruxelles mercredi prochain et le 23/06 sont toujours prévus. Les patrons jugent peu crédibles les mesures destinées aux armements, mais les difficultés induites par l'arrêt du travail sont passées devant les revendications. Maintenant, les structures professionnelles devront continuer le travail pour satisfaire, autant que possible, les espoirs portés par ce mouvement.

jeu 29 mai 08

Comment sortir de la grève ?



Le plus dur, dans un mouvement de cette ampleur, est bien d'en sortir. D'en sortir la tête haute et avec des acquis facilement identifiables par la base. Plus rien au niveau national, les responsables sont aphones et invisibles quand ils n'ont pas démissionné. C'est donc la cacophonie entre régions, entre ports. Les Pays de Loire sont repartis, Boulogne, Calais, Dunkerque, plus ou moins, à Cherbourg il y aurait ou aurait eu du mouvement, les Méditerranéens font dans la surenchère boostés par l'incontournable Mourad qui souffle le chaud et le froid.
Coté équipage, on se bat pour ses armements respectifs. Mais, le réveil risque d'être douloureux tant les espoirs étaient grands. La compensation proposée est bonne mais en valeur elle restera minime et ne comblera les petits salaires induits par les petites pêches. Certains avaient l'impression qu'ils allaient doubler leurs revenus, "la prime de compensation" ce sera environ 200/300€ par mois pour un chalutier côtier. Ce qui est déjà beaucoup à l'échelle d'un smigar.
Côté armement, les contrats bleus n'ont pas convaincu. Bricolés à la hâte dans chaque région, ils ont perdu leur côté pédagogue. Le compte n'y est pas pour ramener le GO à 0.40. D'ailleurs on peut se demander si tout ça tient la route puisqu'à 0.40 l'année dernière un certain nombre de bateau avaient déjà du mal à équilibrer leurs budgets.
La CEE campe sur ses positions pas d'aides directes. le GO est cher et le restera, il faut adapter la flottille à cette nouvelle donne.
Cela a le mérite d'être clair.
Dans le même temps la CEE demande à la France de rembourser l'aide précédente dite FPAP qui n'était pas euro compatible.
Cela a le mérite d'être cohérent !
Clair et cohérent, c'est peut-être ce qui manque à ce mouvement. Qu'attendre de la dimension européenne que prend le mouvement et de son extension à d'autres opportunistes agriculteurs, ambulanciers, transporteurs ? Sur le poisson, nous sommes en sévère concurrence avec les autres états membres. En France la solidarité avec les pêcheurs reste discrète. Le discours des lobbys écolos a fait son chemin.
Wait and see.

mar 27 mai 08

Les pêcheurs de Port en Bessin en AG le 26 mai 2008



Réuni ce lundi en AG à la salle des fêtes de Port en Bessin, après un weekend de repos "bien mérité, les pêcheurs ont débattu sur les acquis. Moins de tensions, mais toujours des craintes sur la pérennité des aides proposées.
Ce sont les équipages qui, bien qu'ils soient confortés par les aides directes, ont exprimé leurs inquiétudes sur le manque de visibilité des armements surtout pour les fameux contrats bleus. Le flou qui entoure ces mesures suscite beaucoup d'interrogations. On attend plus d'infos sur possibilité d'un mouvement européen et après la réunion en Slovénie avec Barnier. Dans les plus petites unités, le mouvement qui dure pose problème. En effet, pour ces bateaux, l'été est la période où ils font le principal de leur chiffre d'affaire. Ils pourront aller en mer s'occuper de leurs casiers à seiche.
Après un vote à bulletin secret, on dénombre 83 votants, 72 pour continuer la grève, 10 pour repartir en mer, 1 nul. RDV est donné au lendemain

dim 25 mai 08

Flambée du GO un vrai problème, plan de sortie de flotte une fausse bonne idée



Je ne vais pas vous ré-expliquer pourquoi un GO, qui a doublé en 1 an est un problème pour les chalutiers. Juste vous donner 2 chiffres : un hauturier fait 20 000 l à la marée soit 15000€, à la vente 30 000€ est une très, très bonne vente. Le gros problème est que le producteur ne peut pas répercuter ses couts de fonctionnement sur le prix du poisson. Un transporteur, un poissonnier, un mareyeur lui inclut directement dans ses prix de vente la hausse des carburants. Le pêcheur est comme tous les particuliers qui prennent leurs voitures pour aller bosser, c'est plein pot et sans compensation.

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mer 6 fév 08

Seafood Summit de Barcelone 2008, la France et les Ecolabels



C'est quoi ça ? Le thème était "Défi mondiaux, solutions locales". On peut avoir deux regards. J'y étais, "reportage".
La très US Seafood Choice Alliance a organisé à Barcelone le "Davos" des industries de produits de la mer. Oui, certainement quand on nous dit que notre chance c'est que, malgré une récession cette année, le marché des PM va repartir, que la demande sera de plus en plus forte, que dans les pays émergent le niveau de vie augmente et que c'est bon pour les prix, qu'il en faudra toujours plus, que ce soit de pêche ou d'aquaculture, même si la Chine, leader mondiale, sature. C'est une chance, un chance formidable...
Ou alors est-ce le forum des pêches responsables, recensant partout sur les côtes démarches et initiatives locales, fédérant distributeurs, cuisiniers, ONG, soutenant développement local, favorisant commerce équitable, pratiques responsables...C'est donc un peu des deux mon capitaine. Il manquait quand même les pêcheurs, les gens de mer, ceux par qui tout commence.
J'ai enfin compris ce que j'ai fait à Barcelone !

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sam 2 fév 08

La Baie est de Seine est elle en danger ? Sarko, la pêche et autre histoire belge…



Sarko-show et sortie de flotte :
L'actualité du moment est déterminée par l'Elysée. Comme on a pu le comprendre Sarko reçoit, invective, flatte et décide du sort des ressources halieutiques. Je me laisserai bien aller à un jeu de mots facile et misogyne, à la façon de l'excellent Didier Porte à écouter sur Inter. "Et question morues, il en connait un rayon notre hyper président…"

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lun 19 nov 07

Crise du Go, les pêcheurs lancent un Mayday.



Vous avez tous compris l'enjeu et le problème. La récente et énorme augmentation du GO a mis à mal une bonne partie de la flottille, notamment des trainants. Les conséquences sont inégales sur l'ensemble de la flottille, les plus touchés sont les chalutiers de 16 à 25 m.

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mar 30 oct 07

Croustibat, Salon et Ecolabels



Bon sur le Salon, rien de bien intéressant. J'ai juste récupéré des casquettes "coquée" pour mes matelots. Sur le stand des innovations on trouvait du matos que l'on connait depuis 5/6 ans, filets en kit, nasses à poissons, bof...Sur le stand Baudoin comme d'hab. tout le monde avait des couleurs et on se tenait aux moteurs....Chez Frydendhal, danois qui me monte un peu de matériel, j'ai eu une casquette de captain igloo qui pêche des lingues bleues pour faire les Croustibat, avec l'écolabel MSC, svp....
J'étais venu donc, pour un colloque sur les écolabels organisé par MC Montfort. Mais je n'y ai pas appris grand chose.
Si, que Croustibat a une progression à 2 chiffres en France et qu'il n'empêche que Findus tient à soutenir les "petits bateaux" français, c'est bon pour son image.
Quelqu'un a conclu que Croustibat n'était pas diététique, que le bar de ligne, c'était tout de même autre chose. Ça c'est fort !
On sait aussi maintenant que le breton est frileux, mais qu'il fait dans le développement durable avec ses chaluts sélectifs à langoustines, plus rien à craindre de Bruxelles sur le merluchon. Le pêcheur breton est devenu exemplaire.
On fait même dans le social chez Scapeche, le développement durable, c'est bon pour les conditions sociales de l'équipage, même si cela a un coût.
Qu'évidemment un signe "étatique" serait mieux perçu même s'il est entièrement contrôlé par des entreprises privées comme Veritas.
On aura aussi compris que seul MSC se rapproche le plus du Code Conduite FAO, qui comme les grandes décisions du Grenelle est un objectif que l'on caresse et prétend vouloir atteindre.
Plus intéressant on a appris aussi que le consommateur ne se soucie guère des écolabels, il fait confiance, comme tout le monde. Mais les grands de l'agroalimentaire pensent que c'est bon pour le consommateur et la planète, mais aussi pour le business. Alors ils vont faire la promo des écolabels.
Une petite dame était pas contente car Casino a dit qu'il ne ferait pas de promo sur la lingue bleue parce que le stock était en danger. Casino qui se permet des diagnostiques sans étude de stock. Alors que c'est pas vrai que les lingues elles disparaissent, puisque que l'on n'a pas d'étude sur ces poissons. Si les apports chutent très forts en très peu de temps, c'est parce la lingue elle est maligne, elle se cache, mais si, dans le bleu...
J'ai compris pourquoi les canadiens travaillaient avec MSC sur 12 espèces, c'est du moins ce que l'on m'a dit à Québec. Le Canadien est pragmatique, Wal-Mart veut de l'écolabel, le pêcheur canadiens va s'y mettre. Wal-Mark, c'est le gros client américain de la pêche de nos cousins. D'ailleurs ils n'ont guère de leçon a recevoir en matière de gestion des ressource. Depuis la disparition du cabillaud, ils ont pris des mesures plus que draconiennes. Et puis ils ne savent pas très bien quoi faire de leur crevettes et pétoncles, on va donc en manger.
Wal-Mart c'est un grand groupe de distribution US, comme Carrefour. Avec Wikipédia on apprend que :
2004 : Les employés Wal-Mart du magasin de Jonquière au Québec se syndicalisent et deviennent les premiers employés de Wal-Mart syndiqués en Amérique du Nord. Cinq mois plus tard, Wal-Mart annonce la fermeture de ce magasin, sur ordre du conseil d'administration.
2005 : Wal-Mart ouvre le site http://www.walmartfacts.com dans un mouvement de relations publiques pour répondre aux critiques. Le groupe a notamment été condamné par la justice en Allemagne pour son interdiction à ses salariés de flirter et la mise en place d'une « hotline » où ils pouvaient se dénoncer les uns les autres.
2006 : Wal-Mart abandonne ses magasins allemands.
Wal-mart délaisse l'Europe, trop de contraintes sociales.
Pas d'inquiétudes ils vont s'installer en Chine et là ils vont faire un tabac avec les écolabels C'est garanti !

Les écolabels, quel monde impitoyable....


Belle illustration de Selçuk qui fait plein de choses magnifiques avec la mer et les poissons, que je dédie à MCM qui se reconnaitra.

mer 1 aoû 07

Mourad fait son "Strip-tease"



Sur FR3, dimanche 29 juillet à 22h40 a été diffusé la très bonne émission "Strip-tease". Mourad Kahoul, élu UMP, président du syndicats des thonniers senneurs y faisait son show. J'ai regardé ce reportage, j'ai souri, j'ai compris, j'ai compati, mais j'ai surtout eu honte.
Oui je te le dit très clairement camarade Mourad ton combat et la façon dont tu le mènes dessert très clairement la profession. On ne se bat pas contre la vérité, on "insulte pas l'avenir", on injurie pas tous ceux qui ne sont pas d'accord comme tu le fais.
Tu me diras que c'est ta façon très marseilleuse de faire, soit, mais je n'y adhère pas. La pêche, une pêcherie a présenté là un visage bien triste aux télépectateurs. Le pêcheur perd son capital sympathie, un tel reportage ne va certainement pas y remédier.

Un article du Monde auquel j'adhère :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-940040@51-940099,0.html

Et quelques commentaires de lecteurs, dont celui-ci résume tout lepiou, 30.07.07 | 12h34, la civilisation de la cueillette: c'est FINI !!!

http://archives.lemonde.fr/web/article/reactions/0,1-0@2-3236,36-940040,0.html

http://www.liberation.fr/transversales/portraits/200916.FR.php



Vu dans le Pelerin...

Mourad Kahoul, Citoyen du monde,
patron des marins-pêcheurs marseillais,
a choisi la cité phocéenne
comme port d’attache.

sam 16 juin 07

Quels rapports entre le nouveau gouvernement, la pêche et la visite d’une députée européenne ?



Quelle place pour la pêche dans le nouveau gouvernement ?

Coincé entre un Ministère de l’Agriculture et de la Pêche sous la responsabilité de Christine Lagarde et le Super Ministère de l’Environnement du démissionnaire Juppé, je doute que l’avenir des pêcheurs soit une priorité. Ne va-t-on plus simplement sacrifier la pêche sur l’autel de la grande Ecologie pour satisfaire les bien-pensants bobos qui préfèrent le tilapia d’élevage et le no-catch aux poissons sauvages de pêche, symboles de la surexploitation des océans ?
http://www.nocatch.co.uk/index.aspv

On nous dit que Mme la Ministre ne mangerait que du blanc de poulet, quelle tristesse pour l’agriculture, la biodiversité et la gastronomie française… Bon tout ça ce sont des rumeurs, puisqu’on nous avait dit aussi que Sarko était à la barre d’un bateau sec, comprenez que le petit trou situé sous son nez ne lui cause aucun tord, plus simplement que, tel un islamiste l’alcool, il répugne. Mensonge, puisqu’à la 1ère entrevue avec Poutine, il ressort tout ému d’avoir fêté sa récente élection. Bravo camarade Vladimir tu as révélé au monde entier les travers de notre Président jet setter. Heureusement qu’il n’a pas pris le volant…Un coup à se retrouver à l’ombre avec Paris Hilton :
http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/260513.FR.php?rss=true

Quoi qu’il en soit, je reste inquiet. Inquiet non parce que nos politiques se contrefoutent de la pêche, secteur économique trop petit, 17 000 marins, mais parce que au sein même de nos organisations la reconnaissance d’un vrai problème de ressource n’est toujours pas acquise. J’ai pu le constaté, il y a seulement quelques jours, le sujet de la ressource reste tabou dans la profession ! Cet aveuglement, cette obstination à vouloir nier que les mers se vident, me révolte.



Pour la coquille de Manche Est on peut connaitre une bonne année tous les 10 ans, c'est à peu près ce que l'on entrevoit après 30 ans de suivi, donc 3 fois dans sa carrière, le coquillard connaitra le nirvana…Un armateur prétendait, qu’il n’y avait pas moins de poisson, mais que les poissons étaient devenus plus intelligents et évitaient ainsi les chaluts. Quant aux pêcheurs ils seraient devenus fainéants puisqu’ils aspirent à passer le weekend en famille.

Un vieux président nous a expliqué que tout cela était cyclique, le cabillaud par exemple, la dernière bonne année date de 15 ans. Il y a bien eu un pic de production en 1999 mais il a été « siphonné » dixit Ifremer en 6 mois. On peut donc considérer qu’un pêcheur connaitra une bonne année de cabillaud 2 fois dans sa carrière, sauf extinction de l’espèce…Puisque ces mêmes scientifiques constatent que la biomasse du stock de cab de la Manche et Mer du Nord n’est constitué que de 2% d’adultes !

La palme revient à un directeur d’OP, dont je tairai le nom ;o)), ce brave homme nous insinue que tout cela est faux, puisqu’on voit très bien que les scientifiques ne sont pas d’accord entre eux sur le diagnostic et aussi « ce n’est pas qu’il y a moins de poissons, c’est surtout que les pêcheurs se détournent de certaines espèces ». Je rêve ! Je crois que l’on trouve plus facilement de grands scientifiques, comme Claude Allègre, pour douter du réchauffement de la planète que d’halieutes pour douter de la raréfaction de la ressource !



Alors qu’en pense Mme Marie Noëlle Linnemann ? Marie, députée européenne et ancienne ministre du logement, est venue soutenir une candidate PS battue d’avance.
Entre 2 séances de photos pathétiques avec des militants socialistes de la 1ère heure, celle de Jaurès et en l’absence de femmes de pêcheurs qui ont eu, par leur seule présence, « peur de nuire à leurs maris »…Elle a embarqué à bord du Sauvage pour me dire qu’elle était de la région, bien.
Et, en charge des problèmes d’environnement littoral et de ressources, très bien.
Les Etats membres de la vieille Europe ont donc pris l’engagement de remettre en état littoral et ressource, parfait. Quel le niveau 0 ? Là je n’ai pas bien compris. Le discours de la dame est très bien rodé, sans faille et à flot continu sans avoir à regarder son interlocuteur, elle m’a donc expliqué que vont être créés des « parcs naturels », « des réserves », des AMP, pas une attitude mentale positive, mais des aires marines protégées, comme ça la nature va retrouver ses droits, ambitieux ! D’ailleurs dans ces enclos débordants de vie, poissons et coquilles vont grouiller et prospérer au point de coloniser les zones non protégées pour le plus grand bonheur de pêcheurs qui verront pour une fois la ressource en augmentation. L’Europe se donne 20 ans, puisque la dernière fois que l’océan a débordé de poisson c’était après guerre, on peut donc espérer qu’une génération sur deux de pêcheurs verra peut-être une embellie.
Elle n’est pas belle la vie…



ven 23 mar 07

Et la pêche alors ??...Bilan de saison, Eco Label et escargots de mer...



Pas de nouvelle, bonnes nouvelles. Saison de csj 2006/2007 terne en Baie de Seine, pas beaucoup d'apport, un peu de prix. Le seul point positif, c'est que, grâce au reliquat de l'année dernière, on a pu avec ces csj de 3 ans donc plus grosses (+13 cm) "sauver les meubles". Si l'on avait eu l'audace, le courage, l'intelligence, le bon sens, la volonté, l'idée de fermer plus tôt et de laisser 2000 T de csj pour la saison d'après, on les aurait pêchées et vendues entre 4 et 5 €, plutôt que de les brader à 2.10€. Mais voilà, ces qualités nous manquent. Le scénario était écrit d'avance en fermaant la saison 2005/2006 fin mars. Le manque à gagner est énorme, la ressource est dilapidée.

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sam 16 dec 06

Coquilles ST Jacques et corruption de journalistes

Voilà que mes saintes coquilles sont au coeur d'une corruption de journalistes, alibi de la politique politicienne...
Arrfff...je rigole ! Les coquilles ont donc été choisies pour amadouer le journaliste de la politique polititienne, pas du caviar c'est vulgaire juste bon pour l'ambassade de Russie. Des coquilles justes poellées, la classe quoi, bien le nabot de Neully !
http://www.liberation.fr/rebonds/223340.FR.php
http://lemondecitoyen.com/2006/12/10/sarkozy-lci-un-dejeuner-dur-a-digerer

dim 10 dec 06

Place aux Métiers, journaux féminins, Diderot, quelle place pour la pêche ?

Les 8 et 9/12, Place aux Métiers à Caen, rencontre entre les jeunes, leurs familles et les professionnels de Basse Normandie. Bonne initiative à laquelle la DRAM de BN m'avait convié pour présenter et renseigner les BN sur les métiers de la mer et surtout la pêche. Sur place le Lycée Maritime de Cherbourg avec son simulateur de conduite d'un bateau occupait l'espace et l'attention des visiteurs confondant facilement outil pédagogique et jeux vidéo. Un prof, un skipper professionnel, un pecheur, les formateurs de poissonniers, un représentant de la filière conchycole, pas de doc, quelques belles photos du Vauban en peche.
Autant vous dire tout de suite que les candidats pêcheurs ne sont pas bousculés, un qui était trop petit encore pour y penser, un qui n'était pas vraiment motivé, un qui voulait faire de l'aquaculture pour éviter que les pecheurs ne vident les océans... A croire que le gros pêcheur a fait fuir tout le monde... Le comble c'est que tous les parents qui se sont adréssés à moi, m'ont tenu le même discours "De toutes façons, la pêche c'est fini, les pecheurs ils se plaignent tout le temps et en 2050, il n'y aura plus de poisson" !
J'ai eu beau leurs dire que d'ici 2050 leurs bambins avaient le temps de faire une carrière, cela ne les a pas rassuré...Si nous pêcheurs, enfin pas tous, pensons que nous avons un avenir, les consommateurs eux n'y croient pas.

Dans un journal féminin Cuisine et Vins de France n°110, à la rubrique "Ecrivez nous" on pouvait lire :
Sauvage ou élevage ?
"J'aimerai connaitre la différence entre un poisson sauvage et un poisson d'élevage. La différence de prix est-elle justifiée"
Réponse : "Les poissons d'élevage come la truite, le saumon, la daurade, le bar sont toujours plus gros que les poissons sauvages. Plus sédentaires, mieux nourris, ils sont en général plus gros et contiennent plus d'Oméga 3. Autre avantage, ils sont moins contaminés par le mercure puisque les eaux dans les quelles ils grandissent sont régulièrement controlées. Si le poisson sauvage est plus cher, ce n'est pas forcement parce qu'il est meilleur, mais parce qu'il faut aller le chercher"
Sidérant non !
"Plus je connais ce pays (ndlr Pays Bas), mieux je m'en accommode. Les soles, les harengs frais, les turbots, les perches et tout ce qu'ils appellent waterfish sont les meilleurs gens du monde." C'est ce qu'écrivait Diderot pendant son voyage en Russie chez la Grande Catherine, alors qu'il s'arretait en Hollande. Aurions nous perdu le gout des bons produits, pour qu'au XXI siècle, on écrivît autant de conneries ?

lun 6 nov 06

Le temps des désillusions, de Londres à Port en Bessin en passant par la mer

Je suis allé à Londres. Béatrice m'avait dit "Viens cela va te changer les idées". Je la remercie, cette petite escapade m'a fait grand bien. Une belle traversée en ferry m'a fait entrevoir la mer sous un autre angle, pas forcément désagréable. Londres est une très belle ville, mêlant avec bonheur, les monuments rénovés de façon un peu kitsch et le contemporain. Les clichés sont toujours d'actualité, c'est très cher et on y bouffe mal. Au point de se demander quel crédit apporter à nos amis anglais quand ils parlent de coquille…

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ven 30 juin 06

Voici venu le temps des bilans, AG et de la "démocratie participative"

AG à Copeport, AG à Copeport-Maree-OPBN, AG à NFM AG au CNPEM, Rapport Bussereau le PAP, Rapport de Mme Tanguy, est bien voici de quoi occuper les esprits pendant l'été tant tout cela a été dense de nouveautés. D'ailleurs je crois qu'en ce mois de juin on a pris encore plus de bonnes résolutions qu'on peut le faire pour la nouvelle année. Espérons qu'elles ne subiront pas le même sort...

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sam 20 mai 06

Grève des hauturiers : le désespoir d'une profession

Mercredi 11 mai les hauturiers de Cherbourg se sont mis en grève. Ceux de Port en Bessin restés en stand by au bassin les ont rejoints jeudi avec une partie de la pêche cotière. Le GO, dont le prix ne cesse de flamber, plombe lourdement les comptes d'exploitation. Conjuqué à des peches traditionnellement faibles en cette saison, on assiste au retour des "partages négatifs". Explications.

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mer 5 avr 06

Bruxelles demande....

Dans un courrier syndical récent, j'ai pris peur en lisant cela :

Bruxelles demande de rembourser :
  • La première aide Go (Erika)
  • L'amende du poisson sous taille
  • L'astreinte trimestrielle du poisson sous taille
  • L'aide au FPAP
C'est donc la panique générale au Budget ;o))

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