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Voici venu le temps des bilans, AG et de la "démocratie participative"

AG à Copeport, AG à Copeport-Maree-OPBN, AG à NFM AG au CNPEM, Rapport Bussereau le PAP, Rapport de Mme Tanguy, est bien voici de quoi occuper les esprits pendant l'été tant tout cela a été dense de nouveautés. D'ailleurs je crois qu'en ce mois de juin on a pris encore plus de bonnes résolutions qu'on peut le faire pour la nouvelle année. Espérons qu'elles ne subiront pas le même sort...
Je n'hésiterai pas à vous dire que ma préférence va au rapport Tanguy, il flatte mon égo et ma mégalomanie comme dit la mauvaise langue d'une personne "subversive" du CRPBN à qui je transmets toute mon amitié...
A MicrocosPort on a fait toutes nos AG. La pêche hauturière étant durement touchée par la flambée du prix du carburant et la raréfaction du poisson, c'est donc l'ensemble de la "coopération portaise" et bas normande qui souffre de cette situation. Copéport Marée n'a pas trouvé de repreneur. La Marée céderait donc 80% du capital de l'entreprise à un SCOP (coopérative ouvrière) et bien ça c'est un scoop. Trop facile, je sais... L'avantage étant de libérer la coopérative des contraintes inhérentes à la règle du plafond d'achat de 20% aux non sociétaires, ce qui laissera à la structure plus de facilités pour trouver du poisson. Un tout nouveau et dynamique directeur, M. Rébora a été recruté, comme Arnauld Manner à NFM en son temps, grandes sont les attentes et le challenge important. Mais M. Rébora, que certains appellent déjà "M. Rémora, le poisson pilote de la coopé" parle 5 langues, donc à nous l'export. Gageons qu'il apprendra le portais pour s'intégrer rapidement. Son discours est très porté sur la qualité et le haut de gamme des produits de la mer. Cela nous rapprochera ! Comme tous, je fonde beaucoup d'espoirs dans cette nouvelle formule.
Un bémol, on nous parle beaucoup de coquilles dans le rapport de l'OP et des interventions massives sur ce produit, rappelons tout de même que l'on était sur une année exeptionnelle et que, si la coquille coûte, c'est certain, il faut bien aussi admettre qu'elle rapporte des cotisations, 1ère espèce en valeur. mais ladessus toujours pas de détail. D'ailleurs je ne comprends pas pourquoi elle n'est pas gérée à part comme le bulot. La coquille, c'est l'espèce phare de la peche cotière normande. Une section OP qui lui serait entièrement dédiée serait bien perçue par les professionnels y compris et surtout ceux qui se détournent des OP et apporterait de la lisibillité dans la gestion et le rapprochement avec le marché indispensable pour ce produit.
Au cours d'une petite cérémonie, très bon enfant, on a aussi décoré R. Brouzes directeur de l'OPBN du mérite maritime. Plus vieux responsable d'un OP ! Qu'il nous donne le secret de sa longévité, peut-etre est-ce parce qu'il n'a jamais changé de président ? JL de Feuhardent secrétaire de la Confédération nous en a brossé un joli portrait. Il fait cela vraiment très bien JL, d'ailleurs on devrait l'employer que pour cela. ;o))

A NFM, M. Manner nous a proposé une présentation du rapport d'activité en powerpoint, moderne ! Est-ce pour cela que c'était moins ch...pas sur ! Bon je suis dur notre bon directeur avait bien travaillé et finalement dans la forme cette présentation concomitante à un débat était bien sympathique. Les représentants de la pêche au large ont dénoncé le peu de travail qui est fait pour les hauturiers. Ils ont raison ! Le crédo de toute la profession est maintenant de valoriser. cela passera par des changements dans les méthodes de travail. Irait-on vers le système étaplois ? C'est une piste. Mais là aussi c'est bien un problème de lisibilité. Un travail de fond est préalabre a toute démarche qualité, définition du "beau", harmonisation du tri, amélioration des conditions de débarque, annonces, gestion des caisses de bord, etc... Evidemment, vu d'une passerelle, ce n'est pas toujours concret et la valorisation en terme financier se fait souvent attendre. Même si c'est flatteur pour un patron de voir un pin's sur son poisson, on ne peut pas décorer toute la marée d'un bateau qui rentre de 7 jours de mer. Un regret peu de personnes présentes et le reste du staff était trop peu bavard.

Alors et notre bonne députée UMP, Mme Tanguy qu'est-ce qu'elle nous a mijoté ? Il faut souligner d'abord qu'elle sait de quoi elle parle la députée de Concarneau. Peut-etre pourrait-on regretter beaucoup de redondances et peu de solutions applicables dans les 83 pages de ce copieux audit, seulement des voeux pieux.
Tout d'abord ce chiffre qui résume tout : les productions halieutiques française couvre 15% des besoins de l'hexagone ! Le reste c'est de l'import. A partir de ce seul constant, la solution qui s'impose est donc de favoloriser nos productions. C'est ce que nous propose notre parlementaire. Avec en plus un concept intéressant que je défends aussi depuis bien longtemps, la pêche est un acteur majeur du développement et du tissu sociale du littoral. Et je m'aperçois que je ne suis pas seul à la dire, JM Le Lay du Pays Bigouden nous dit : "Nous vous invitons à sortir du cadre existant, de la vision réduction d'un métier limité à la production. Un pecheur, c'est aussi un acteur de la vie littorale. Nous défendons une conception élargie de ce metier et de la gestion de la ressource.". Voilà exactement le genre de propos qui me plait. Et dans notre belle Normandie tout acquise aux gens de la terre, l'idée est d'autant plus intéressante que nous sommes absents et bien peu représentés dans le Conseil Régional et les Conseils Généraux. Il nous faut investir ces lieux de décisions, il nous faut devenir acteurs de la démocratie participative, Lionel, Ségolène, qui que tu sois, où que tu sois, saches si tu m'entends, que je suis prêt...Pret à te rejoindre pour façonner aux hommes un monde meilleur et donner aux pêcheurs la place qui est la leur !
Un grand thème : "Une filière pêche peu solidaire...". Effectivement l'interprofession n'existe pas pas , le dialogue indispensable entre les producteur et les commerçants est inexistant. Ofimer, qui en est l'organisateur, ne peut que constater cet échec. On a toujours d'un côté les GMS qui préssurent leurs fournisseurs pour avoir des prix bas, de l'autre les poissonniers de détail qui "cartonnent" et "culbutent" sans vergogne, entredeux un mareyage qui se bat pour conserver de petits privilèges au détriment des pêcheurs. La Basse Normandie avec 50 % de "hors criée" fait figure d'exception culturelle ! Mme Tanguy nous reparle alors du passage obligatoire en criée et des notes des ventes. Repris dans le rapport Bussereau, je demande à voir ! A quand la transparence dans le marché des produits de la mer ?
Selon les criées on a pas la même approche, certains cherchent à concentrer le maximum d'acheteurs comme à Cherbourg. D'autres comme à Port en Bessin vérouillent l'accès à la criée aux seuls mareyeurs "ayant pignon sur rue" au détriment de la pêche cotière qui voit ses produits de haute qualité mal valorisés. Ce qui n'empechent ces mareyeurs, dans le même temps de pleurnicher dans la presse locale sur leurs maigres revenus...D'étaler 4x4 flambants neufs et autres voitures de sport à la vue de chacun... De nous dire que les pecheurs portais n'ont pas à se plaindre des prix, alors que je vends quotidiennement mon turbot 2/3, voir 5€ de moins qu'à Cherbourg...Et de s'adonner au commerce de détail... Concurrençant ainsi, sans retenue, ceux qu'ils excluent des criées. Je suis pour un dialogue permanent avec nos 1ers acheteurs. L'objet de nos entreprises est de pêcher, mais il nous faut vendre à bon prix pour pouvoir continuer et prospérer. En ce moment, à Port en Bessin on est un peu à la ramasse. J'espère que cela n'est que passagé et ne nous obligera pas à faire voyager notre poisson.

"Nous vivons une époque formidable"










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