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Dans la position du supplicié, la pêche attend sa fin sur l'autel de l'écologie...


A Port en Bessin, le Sauvage fait son cinéma

Oui, ça fait 9 Mois que je mijote et bougonne dan mon coin. Je n'avais pas envie d'écrire. Le zapping continuel des réunions, Table Ronde, Rencontre, Grenelle, Assise m'a soulé. La profession couine, les vieux radotent, personne ne fait de propositions, personne ne veut vraiment réformer. Enfin ça, c'est en apparence, parce que sur les quais et en mer, la fronde monte. Il y a ceux qui sont étranglés par les prix bas et le manque de quotas, mais aussi ceux qui ont envie de changements et qui veulent un peu moins de bateau, des quotas individuels et une grande reforme professionnel pour en finir avec les Comités Locaux autant inefficaces qu'inutiles et leurs petits barons.

Québec -30° le 50e //

Où j'apprends dans le Grand Nord du Québec par -30°C que Copéport est en faillite :

En février, j'étais parti affronté l'hiver québécois avec Jo, mon pote, le grand manitou des huitres et moules. Au passage du 50eme parallèle, nous nous sommes arrêtés pour fêter ça et faire des "serpents dans la neige". Ici, l'absence du Gulf stream prend toute sa signification. Le 50e passe grosso-modo au milieu de la Manche Est, Mais de l'autre côté de l'Atlantique, la mer est de glace.
C'est à ce moment là que le SMS est tombé sur le portable de Jo. "Copéport en faillite". Bon, cela ne veut pas dire grand-chose. Copéport c'est une grande nébuleuse ou chacune des branches entretiennent entre-elles des rapports complexes. Au retour de notre périple on a finalement appris que seuls GranvilMer et Copéport Marée Scop avaient "déposé le bilan". Pour Copéport Marée c'était quasiment prévu. D'ailleurs son passage en régime scop a permis aux dirigeants de fermer la boite en gardant les mains propres. Enfin presque, puisque son Président n'était autre que le directeur financier de Copéport la nébuleuse. Après 25 ans de boite, le voilà coupable de tout…Vous comprenez ? Rien…C'est normal, pas moins de 2 audits seront nécessaires pour essayer d'y voir clair entre les coopératives d'avitaillement, les sections OP, les outils de mareyage, de gestion, la centrale d'achat.


Travaux à Port en Bessin

Je l'ai toujours dit, c'était inscrit dans ses gènes, le Côté Obscur de la Force devait imploser. Tellement alambiqué qu'il ne pouvait pas se réformer, pas s'adapter aux contraintes nouvelles et pas travailler sans argent public. Le manque d'ouverture, le caractère sectaire de cette organisation, les non-dits, la non-transparence, le côté club privé ont eu raison de ces outils pourtant indispensables à la filière. Alors on dira que c'est à cause de la crise, du gasoil, de l'Europe, de la parité monétaire et on évitera soigneusement se pencher sur les erreurs du passé.
Le problème c'est qu'au passage une poignée d'ostréiculteur n'ont pas été payé de leur livraison de fin d'année. Granvilmer de son côté a contracté des dettes envers l'OPBN, les produits travaillés et vendus n'ont jamais été payés 1 200 000 €. Pas sympa ! Et lourd de conséquence pour l'avenir et les adhérents.
Et, maintenant que va-t-il se passer ? L'Etat et la région vont chercher à sauvegarder les soldats Granvilmer et OPBN, le restant tant pis…Du passé faisons table rase. Alors, un conseil changez le nom et comme me l'a dit quelqu'un "Injectez un peu de matière grise là-dedans, ça ne fera pas de mal…"


Silence ça, tourne...sur le quai de la criée

Où l'on participe aux élections "pièges à con" :

D'abord il y a eu les élections locales, celles des petits barons. A Port en Bessin on a une secrétaire à ¼ temps, pas de local, pas de salle de réunion, pas vraiment de tableau d'affichage. Chez nous la politique se fait sur le quai ou au bistrot ! Un jeune retraité fraichement bénéficiaire de son parachute doré en forme de plan de sortie de flotte a été élu, il nous a promis de consulter tout le monde. C'est bien ;o)) Les réunions et les débats, je les attends toujours.
Après on est passé au niveau régional et par habitude on a réélu notre Dany à nous, il a résumé son programme on nous disant qu'il y avait du boulot et que la CRPBN allait continuer à travailler. Rassurant !
Daniel est un professionnel de la politique, permanent syndical et de la "Conf" multi casquettes et cumulard. Il est de la pêche d'avant, celle où tout aller mieux. Ce qui me dérange c'est qu'il veut toujours nous envoyer pêcher en Baie de Lime ou à l'ile d'Wight sur la côte anglaise avec nos bateaux de 14/16 m alors que ses hauturiers travaillent les 3 Mn de Saint Vaast. ;o)) Pour être honnête je dois confesser que je me suis présenté, à l'improviste, pour mesurer le capital sympathie de Daniel. Et bien, il est colossal, puisque je n'ai eu qu'une voix ! Pas la mienne puisque je ne votais pas. Les choses étant tellement bien organisée, que, bien que je sois impliqué depuis 15 ans dans le Comité Régional je ne suis que suppléant. On alla même jusqu'à proposer pour le Comité National des petits fraichement élus, là je me suis réveillé.


Les Assises de la Pêche, Cité de la Mer

Conclusion le Comité Régional de Basse Normandie n'a pas changé de physionomie. On prend les mêmes et on recommence, y compris les "dans notre temps on s'emmerdait avec tout ça". Évidemment les fistons ont repris les bateaux alors on vient défendre ses petits privilèges.
Ensuite et plus tard on est passé au national, là aussi pas de changement ni sur la forme, ni sur le fond. C'est PGD le populiste Pierre Georges Dachicourt qui a rempilé. Et notre PGD, il voit des petits hommes verts partout, des bobos intégristes, alors je sens qu'on va bien se marrer. Comme je préfère parler de ce que je connais, 1er fait d'arme de mon bon PGD monter au créneau pour défendre l'emploi de maillages trop petits (90 mm) pour les fileyeurs de Nord qui continuent à pêcher des soles juvéniles et se plaignent du manque de quotas et des prix minables. Je ne savais que dans le Nord Pas de Calais le poisson il ne grossissait jamais. Pourtant j'aimerai bien qu'ils en viennent un peu plus en Baie de Seine de ce petit poisson. Nous avec notre 110 mm, on va le laisser grossir en multipliant son prix au Kg par 3 et son poids également et on va en faire bon usage.


Rencontre avec le Commissaire Borg, Cherbourg

Où l'on s'adonne au zapping des réunions :

Après le Canada, je suis reparti à San Diego pour le Seafood Choice Summit, une autre planète, pour entrevoir les produits de la mer sous un angle différent et mesurer notre retard et ce qui va nous rattraper. D'abord il y a eu une réunion à Cherbourg avec le commissaire Borg. Il est venu faire la promo de son bestseller le Livre Vert. Le Président Lefèvre nous a fait un discours violement antieuropéen "L'Europe qui nous fait souffrir, l'Europe qui casse des bateaux", l'Europe qui détruit notre économie à grands coup de subventions que si on n'a pas de subventions on ne peut pas construire des bateaux parce qu'ils ne seraient pas rentables …." Je dérape. D'ailleurs ici on peut s'adonner à un sport sympa "qui qu'a touché quoi" www.fishsubsidy.org
Bon j'ai profité de la présence du galathée bruxellois pour lui mettre sous le nez pendant la réunion, et pour lui offrir, un billot de csj Label Rouge sur lequel était marqué en grand "my minimum size is 11 cm and it suits me well". Et oui, certains vilains très certainement écossais font pression pour une taille marchande unique en Manche Est et en Manche Ouest, 10 cm partout. La mort du métier, la fin de la spécificité de la coquille de Manche Est. Après 30 ans d'une gestion difficile, mais qui commence à porter ces fruits, cette normalisation entre les 2 zones pourrait être fatale à la flottille côtière.


Le Commissaire Borg

A Paris, avec l'Agence des Aires Marins protégées, j'ai appris qu'avec mes filets je détériorais le fond, je cassais les coraux, je n'ai pas osé parler de la drague…Faut dire que ces petits jeunes avaient fait une étude non pas in situ mais bibliographique. Ils ont raison, les eaux coralliennes sont plus sympas.
Vint la Table Ronde sur les prix, je ne vais cracher dans la soupe puisqu'avec mes 2 compères, j'en suis à l'initiative. Le problème c'est qu'il n'y a pas eu de suite ni de suivi. L'idée de refaire la même chose sur la coquille aurait été opportune mais décidé trop tardivement. Une bonne idée a été lancée par un grossiste "Votre csj en octobre, on en veut pas gardez-là pour le mois de novembre". On a fait aussi le Grenelle de la Mer, j'y ai fait mon bon mot, "Le Grenelle de l'Environnement a fait pschitt, le Grenelle de la Mer va faire plouf". On a bien mangé. C'est tout.
Entre tout ça, on a parlé avec les gens de MSC Marine Ship Council, ceux qui vont nous faire manger du poisson éco-labellisé celui qui fait du bien à la conscience. Ces gens-là nous ont aussi demandé si on pêchait du corail … mais aussi des éponges. J'ai répondu non, au mois d'aout, j'ai vu que je m'étais trompé ! On est mal, il y a des éponges, faut pas toucher aux éponges, on va plus pouvoir aller en mer !
A la Rencontre des Professionnels, à l'initiative de la Région, on a pu continuer notre psychothérapie de groupe. On a parlé mise en marché et centre logistique de débarque, intéressant. Mais on a mal mangé…


Les Assises de la Pêche

Le Livre Vert, qui décrit la nouvelle Politique Commune des Pêches a fait aussi partie des débats et fait l'objet d'une réunion. La Commission nous pose des questions. La Région nous a invités à y répondre..
Comme je suis de moins en moins en accord avec cette vision unanime de la profession surtout au niveau national, mais aussi au niveau régional, les questions, j'y réponds tout seul ! Avec Daniel Lefèvre pendant 2 H, on a tourné autour d'un sujet existentialiste. Daniel a un problème, il ne sait ce qu'est l'espace côtier et pense que c'est là où il y a moins de 100 m d'eau. Il ne sait pas non plus ce qu'est un bateau côtier. Ce serait un bateau qui travaille à la côte. Mais comme en Manche, on sonde partout moins de 100 m l'espace côtier va jusqu'aux roastbeefs. Alors tous les bateaux sont des côtiers. Il ira expliquer cela sur les ports ! Un pêcheur nous a aussi affirmé qu'identifier la qualité ne servait à rien. Edifiant, comme cette réunion qui n'a servi à rien, mais faut pas le dire. On est content d'être ensemble…Bisoux.


Le Homard MSC, Granville

Un petit moment de détente, le lancement du homard MSC avec nos voisins jersiais. C'est à Granville sous la criée, qu'on a fêté ça. Poiré et gourmandises aux homards. P. Hardy du Mascaret, nous l'avait fait nouvelle cuisine, C. Girard, disciple d'Escoffier, cuisine classique, le homard Thermidor eu beaucoup de succès ;o))
Pour conclure, on a fini par les Assises de la Pêche, j'ai été parachuté la veille au soir, VP de Mme la vice-présidente du CRBN dans l'Atelier Valorisation. Allez comprendre pourquoi. Moi, je n'ai compris que le lendemain ce que voulait dire VP. Vice président, je pensais qu'il manquait un I, VIP ;o)).
Dans un autre atelier c'était la gouvernance, ils ont parlé que des RAC que la Commission elle s'en fout de ce que pense les RACs. Le 3ème traitait de la ressource, il fut question de morues et de morues et de morues. Il est vrai qu'avec un quota individuel, mais qui n'est pas un QIT, de 225 kg par mois et par bateau on peut se demander légitimement de qui on se moque. Enfin comme ça la pêche n'est pas fermée. Conclusion les fameux QIT tant décriés soi-disant par la profession n'ont pas été totalement exclus. Alors pas vu pas pris, elle n'est pas belle la vie !


Lancement du label MSC avec les Jersiais

Finalement, depuis un an, on a tous répété la même chose. On veut de la cohérence et une pêche moderne et organisée. Cela signifie qu'en mer les règlements soient respectés, qu'une politique claire et efficace de contrôle soit mise en place, appuyée sur des sanctions dissuasives. On veut aussi une 1ère mise en marché transparente et uniforme s'appuyant sur un maillage de CLD "Centre Logistique de Débarques", pesée, exposition, note de vente ou vente aux enchères. On doit travailler à la diversité des métiers trop longtemps les flottilles hauturières sont apparues comme la seule "valeur" en BN. De la diversité dans les métiers, c'est là notre vraie richesse. Tout le monde doit pouvoir accéder à la valorisation de ses produits, aux signes officiels de qualité, aux eco-label, à l'identification toute la production bas-normande, à la mise en place de circuits courts plus valorisants. Il faut redynamiser notre marché régional, mais aussi l'offre régionale en accouchant enfin de la place régionale de marché. La Normandie a pour sa gastronomie une renommée mondiale et dans le même temps nous bradons nos produits de la mer !

Où l'on reparle de coquille, d'écossais avec ou sans kilt


Coquilles au retrait, criée de Port en Bessin

En juillet on a commencé à parler coquille au CNPEM, l'idée de retarder l'ouverture a provoqué un tollé. D'ailleurs, on avait décidé d'ouvrir le 1er lundi d'octobre mais là le lundi tombait le 5/10. Le Breton fort de son alliance avec le haut normand tapit sur la table et obtint l'ouverture le 1er. Merde alors, on n'allait pas perdre une journée de pêche…Le principe de 4 marées de 12 h est admis, ainsi que celui d'un box communautaire en dessous de la ligne Barfleur Antifer. FranceAgriMer nous a proposé de faire de la com et des animations sur les points de vente. Les GMS adorent cela, le CNPEM aussi…Très bien on prend la com., c'est tout.
Pour ce qui est du suivi par satellite des bateaux et pour en finir avec les exactions de certains bateaux dans les zones fermées, il faudra attendre les subventions. Ben oui c'est 1650 €, les bateaux ils ne peuvent pas payer cela. Pourtant le CRPBN avait pris l'engagement de rendre obligatoire cette mesure, même sans subventions, même si les autres régions n'y allaient pas, même que le Président avait écrit à tous les coquillards, même que les bateau avaient commandés. Et non en interrégional la BN a comme souvent "baisser culotte". "On est obligé d'attendre les subventions, et puis le matériel est pas compatible avec le futur logbook électronique". Laissez-moi rire !


Immersion des juvéniles de csj, Granville

A Granville, les pêcheurs sont devenus des agriculteurs. Et oui, l'année où l'OPBN met 40 t de coquille à la poubelle, l'année où on ne sait pas quoi faire des coquilles, nos amis Granvillais, sous la houlette de leur dynamique président, ont semé des juvéniles. On peut tout de même douter du bien fondé de telles expériences. J'ai bien peur qu'elles masquent notre incapacité à pêcher, gérer et vendre cette csj qui se reproduit très bien toute seule. Le beau geste de la semeuse est évidement très médiatique et tous de la Région et de la CCI ont tenu à saluer le courage de ces pêcheurs qui devront attendre 3 ans avant de voir concrétiser leurs efforts de préservation de ce micro-gisement. Cela fera beaucoup moins de route pour aller pêcher, donc des économies de GO, on sera plus rentable", espérons seulement qu'on ne les mette pas "au trou" dès leur sortie de l'eau.


Bébés csj, Granville

C'est à ce moment que les écossais sont apparus. Ils préfèrent toujours commencer avant nous. Ils sont plus tranquilles… Après un contrôle, il y a en un qui c'est fait dérouter sur Ouistreham, les 17T de coquilles pêchées en 36 H dont 25% ne faisaient pas la taille, ont été remises à l'eau. Il faut comprendre que je n'aime pas les écossais, enfin leur façon de pêcher. Ce sont des industriels qui forts de leur droits historiques viennent piller nos gisements. En plus avec leur équipages bigarrés ghanéens, philippins, etc...ils sont soupçonnés d'esclavagisme (le marin 02/2009). La seule chose qu'on puisse leur imposer est la taille marchande 11 cm et même cela ils ne respectent pas. Leur pratique est contraire à notre philosophie, on pêche jusqu'à plus soif pendant 6 jours, on débarque de la csj glacées à 1.50€le Kg, ça part en usine et cela nous revient en noix bodybuildées à 12€ le Kg pour faire le bonheur des GMS qui profitent alors honteusement de nos efforts de promotion au moment de l'ouverture pour nous refiler cette merde. Voilà ça c'est dit !


Coquilles Saint au retrait, criée de Port

Où l'on reparle de coquilles invendables, de retraits destructions, d'1€50 le kilo, de dévalorisations :

Dès la 1ere semaine cela s'est mis à merder. Le gisement HN qui n'est pas couvert par la campagne Comor d'Ifremer s'est révélé très productif. Beau temps et en plus chaud, pas de vente en frais des ateliers engorgés. Résultat réductions à 3x12 h de pêche. Mais cela n'a pas suffit. Tout ça on le savait, mais comme d'hab. on a pas voulu anticiper, prévoir des scénarios. Aucune harmonisation entre les OP, le From n'intervenant que sur 10% des invendus a conduit les pêcheurs qui adhèrent à cette OP, à vendre en direct et à n'importe quel prix. Alors que le prix de retrait de l'OPBN était de 2.36 le cours du marché était à 2€. L'OP a baissé son prix et ceux qui gueulaient le plus fort étaient ceux qui ne cotisent à rien et ceux qui bradent quotas et surquotas. Ramené à 2.05, le cours du marché est descendu à 1.80 et moins. 200T au congélateur, du retrait destruction, quelle merde, quelle honte !


Fête le Gout du Large et des morues, Port

Quoi faire ? Il n'y a qu'une solution réglementer la 1ère mise en marché : débarquements, pesées, expositions obligatoires en criée. Un point c'est tout. L'Administration et les politiques trainent les pieds, les points de débarques ne sont pas aux normes, les notes de ventes pas faites, aucun contrôle croisé, aucune volonté politique. La note de vente est une obligation jamais respectée ni contrôlée, il s'agit lors des ventes de gré à gré, cad en direct aux mareyeurs, d'établir une note comportant le poids et le prix de cession. Cela paraît simple mais c'est pas fait ce qui laisse toute latitude aux mareyeurs de tripatouiller poids et prix. Alors, on laisse pêcher les pauvres bougres de peur qu'ils fassent alliance avec les agriculteurs et mettent le feu aux ronds points. Les retours de bâtons seront sévères. Et pendant ce temps-là on me casse les c…parce que sur le logbook je n'ai pas marqué plan merlu/cabillaud pour identifier la zone de pêche. Triste France sclérosée avec des administrations obsolètes….des distributeurs qui ne jouent pas le jeu en préférant des produits d'import, des poissonniers qui ne font pas mieux.


Fête à Port, les csj à 3.50€

La coquille se bradent partout, les mareyeurs avalent et ferment les yeux. Alors on se réunit à FranceAgriMer, où l'on promet que l'année prochaine on fera mieux, qu'on va relancer un audit, que l'on va faire appel à une agence de com. Ici, on a bien compris que valoriser les coquilles françaises qui ne représente que 10% de la consommation nationale est possible. C'est pourquoi au CNPEM nous propose de faire de l'animation sur les points de vente, "les GMS sont très demandeuses". Et oui, on voit bien au quotidien comment elles sont solidaires avec tous les producteurs primaires l'agroalimentaire… Quelqu'un, dont je terrais le nom pour éviter qu'il ne m'envoie ses avocats, a posé une question plutôt carrée, mais en disant "C'est de la provocation", "Pourquoi on ne met pas qu'un bateau de 50 m pour pêcher la coquille en Baie de Saint Brieuc ?. Et oui, la pêche ne se résume pas à prélever un produit, c'est aussi sur le littoral une activité structurante dont dépend une communauté. Mais vu de Paris, peut-être qu'on ne le voit pas. C'est loin la mer ;o)), V'là que je fais de la provoc. Alors mon gars vas-y mets ta vareuse, tes sabots et ton suroit et va promotionner la reine des sables pêchées par nos valeureux marins, vas, vas. Le président de la Commission Nationale Coquillage et Pêche à Pied est revenu à la charge avec sa pêche estivale. Il parait qu'on perd des marchés parce que l'on ne gratte pas l'été. On va donc se mettre en concurrence avec la noix trempées d'Ecosse ou du Canada et débarquer en France entre 9 et 12€. Alors que des coquilles bien gérées pourraient être vendues sans peine à 3€ l'hiver. Conclusion, avec la taille à 10 cm en grattant 12 mois sur 12, dans 3 ans au Comité National on sera tranquille, il restera 2 bateaux, un en Manche Ouest, un en Manche Est ! Et plus besoin de faire la promo en Cotten.

"Nous vivons une époque formidable"

Glossaire :
CNPEM : Comité National des Pèches et des Elevages Marins
CRPBN : Comité Régional des Peches de Basse Normandie
CRPHN : le même en Haute Normandie
PCP : Politique Commune des Peches
CSJ : coquille Saint Jacques
OPBN : Organisation de Producteurs de la BN
FROM : Groupement de Producteurs HN et Nord Pas de Calais
GMS : grandes et moyennes surfaces
MSC : Marine Ship Council
RAC : Regional Advisory Councils en français CCR conseil consultatif régional
CCI : Chambre de Commerce et d'Industrie

Commentaires

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