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Quel est l'avenir la peche normande ?

Terril de têtes de cabillaud !
Et bien en voilà une question idiote ! "Quel est l'avenir la pêche normande ?" On peut douter que notre avenir, nous les pêcheurs, soit fait de calme et volupté...Devant l'état de délabrement des structures professionnels où l'opportunisme et le clientélisme sont la règle à tous les étages, devant l'inexistence d'une vraie inter profession, devant le bordel des OP et Non OP, devant le seul discours qui rassemble bêtement la profession : l'anti-européanisme primaire, la pêche ne fera pas long feu face à la pression des industriels de tout bords qui réclament la possession de l'espace maritime quitte à tout saccager en mer. Mais on nous promet et cela ne s'invente pas : "des outils spatialisés, dans le cadre d'un consensus élaboré entre les parties prenantes de la Manche et de la Mer du Nord." !



Où le discours ambiant et celui de la presse ne font qu'un...
Dans le marin un article intéressant sur les éoliennes. Tout est passé en revue la technique, la politique française en matière d'énergies renouvelables. Arrive l'indispensable témoignages du pêcheur d'un pays nordique qui se désole que les éoliennes aient remplacé dans son port les bateaux. "Avant il y avait 200 bateaux de pêche, oui mais l'Europe est passée par là". C'est la seule chose qu'on retiendra de ce témoignage. Comme si la CEE avaient elle-même tapé dans les ressources marines jusqu'à épuisement, comme si l'Europe était la seule responsable de la régression des pêches hauturières !
Pourtant la CEE apporte un soutien public sans fin à des entreprises privées, ce qui peut soulever des questions citoyennes. Le subventionnement des entreprises de pêche est une question qui fait débat au niveau mondial. Et, c'est vrai, que donner des subventions pour construire les bateaux, pour leurs infrastructures, puis pour les remotoriser, puis pour les rénover et enfin pour les détruire, est-ce une solution. Mais comme me le faisait remarquer un "représentant de la Coopération" la pêche, et surtout la pêche hauturière, a toujours vécu avec des subventions !

Avant la saison de coquille....

Où j'ai failli m'étrangler à la Commission Coquillages du Comité National des Peches en juillet 2010 :
Ne mâchons pas nos mots, les décisions prises par la commission sont historiques :
    • suppression des quotas à l'homme
    • mise en place d'un maxi de 1800 kg/24H
    • réduction de l'effort de peche à 4 fois 24H/semaine
    • contrôle par VMS
    • interdiction de la peche durant tous les weekend pendant toute la saison
Et soulignons le c'est bien la base qu'il l'a demandé ! Voilà de quoi faire entrer cette pecherie dans une nouvelle dynamique où le pêcheur prend ses responsabilités, travaille sur un marché qui retrouve sa transparence.



Où l'on s'aperçoit avoir rêver les yeux ouverts...
Mais voilà dans la torpeur de l'été le lobbyisme boulonnais a œuvré et le Conseil du CNPEM a refusé tout en bloc. Toutes nos belles mesures de progrès ont été refusées en bloc. On me dit que « le ton est monté très haut » avec Dachicourt qui s'est montré hostile à ces propositions. C'est le fermeture des weekends qui a déclenché la ire des nordistes. Quand aux VMS, indispensables outils de gestion pour protéger la baie en dehors des période d'ouverture, réguler l'effort de pêche, c'est le statuquo car les appareils sont en cours d'homologation.
Depuis on a remis cela sur le tapis, en version édulcorée. Pour la Manche Est, quota maxi par bateau de 1800 kg, 4 x 24H maxi, Pour ce qui est du VMS, les appareils obligatoires ne seront pas homologués avant début 2011. Cela seulement plus d'un an que l'Etat nous promène, tollé général.

le marin fait dans la discrimination intracommunautaire
Il ya un peu plus d'un an, à San Diego Californie, j'avais eu la désinvolture de mettre sous le nez de mes amis armateurs écossais la une du marin annonçant « Soupçon d'esclavagisme en Ecosse ». Il est notoire que l'harmonie sociale est une des difficultés avec nos collègues européens. Beaucoup de gros armements embarquent des marins étrangers dans des conditions qui ne sont pas les mêmes qu'en France (salaire, protection sociale) Mais voilà qu'à Sète, on a découvert à bord des thoniers des matelots non déclarés, sans feuille de paye, non enrôlés. Au marin on traite le dossier avec des pincettes. Et puis les matelots « ils ont peur de parler, alors qu'est ce que vous voulez qu'on raconte, franchement ! A Sète c'est comme en Chine, Vous n'allez tout de même pas donner aux armateurs thoniers une leçon sur les droits de l'homme !

A suivre...

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